***Cette note a été écrite en réaction instantanée à ce billet de La presse == >

Nous avons tous à un moment ou un autre reçu un commentaire un peu passif agressif de la part d’un proche, qui sous le couvert de nous vouloir du bien, en profite pour cracher un peu de haine envers les outils technos ou les réseaux sociaux « pervertisseurs » de nos vies. Derrière le « tu passes beaucoup de temps sur ton téléphone je trouve » au « tu sais, il y a la vraie vie aussi hein? » se cache une légère insinuation que votre comportement pourrait être digne de celui d’un junky dont l’hygiène de vie est en péril.

Le fait est que, ces outils technologiques répondent à une si grande diversité de besoins qu’il est impossible de juger des impacts de ceux-ci en général, sans tenir compte des contextes d’utilisation particuliers. De toute manière ne devrions-nous pas toujours contextualiser une action humaine pour la qualifier?

Ce genre d’étude connotée négative et simpliste sur le fait qu’une technologie soit bien ou pas pour l’humain semble davantage servir l’insécurité personnelle d’une personne que l’avancement collectif sur le sujet.

On apprend ici que « Les médias sociaux nuisent à l’introspection »… et ce serait parce que « les jeunes qui sont de grands utilisateurs de médias sociaux et ceux qui communiquent beaucoup par texto avec leurs amis ont une vision à plus court terme, selon une nouvelle étude ontarienne. »

Et ceux qui écoutent la TV? Et ceux qui jouent aux jeux vidéos? Déjà, je me demande quel est le lien entre une « vision à plus court terme » et l’introspection. Aussi, je ne suis pas certaine de comprendre ce qu’on a sondé à ce sujet et si parmi les 150 personnes il n’y avait que des étudiants? Est-ce qu’il y avait un groupe témoin valide? Pour vrai, ils ont trouvé 150 étudiants qui ne communiquent pas par textos et/ou réseaux sociaux? Sans qu’il n’y ait de biais?

J’ajoute que les gens ne font pas que passer « leurs temps libres à chercher des histoires amusantes sur l’internet ». Il y a une variété inouïe de comportements sur le web. C’est le paradis des autodidactes comme ça peut être l’enfermement de la perte de temps et de l’imbécilité.

On ne peut plus généraliser ou établir des règles aussi simplettes devant un phénomène aussi complexe. Le texto ou les réseaux sociaux sont présents dans nos vies autant que l’électricité ou le la télévision. Il y en aura toujours pour crier haut et fort qu’un nouveau mode de vie est malsain. Il y a cependant des chercheurs pertinents qui écrivent au sujet de ces phénomènes, sans avoir pour autant un dessein caché de s’auto rassurée dans leur propre rejet du progrès.

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